Foto dal post di La Maison Soufie - Sufi House

ÉTIENNE DINET
Un peintre oriental

Naissance à Paris le 28 mars 1861.
Après avoir obtenu son baccalauréat en 1881, il entre aux Beaux Art de Paris.

En compagnie d'une équipe de savants entomologistes, Etienne Dinet entreprend son premier voyage dans le sud de l'Algérie dans la région de Bou-Saâda, qui le marquera profondément puisqu'il ne cessera d’y retourner. Dès l'année suivante, un second voyage le conduit à Laghouat et au Mzab. Il peint ses deux premiers tableaux figurant cette région : « Sur les terrasses de Laghouat » et « L'Oued M'Sila après l'orage ». Il apprend l'arabe pour mieux comprendre les cultures de l'Islam et plus particulièrement celles du sud algérien. En 1887, il effectue son troisième voyage en Algérie. Dorénavant, il va y passer en moyenne six mois par an.
En 1900, il installe son premier atelier algérien à Biskra. Son tableau « L'Arabe en prière » amorce le mouvement qui l'amènera à entrer en Islam. En 1905, il achète une maison à Bou-Saâda pour y passer les trois quarts de l'année. En février, l'artiste est fait officier de la Légion d'honneur. Il obtient une médaille d'or lors d'une exposition internationale de peintures à Munich.
En 1907, sur ses conseils, est créée à Alger la villa Abd-el-Tif sur le modèle de la Villa Médicis à Rome.
En 1908, Dinet annonce dans une lettre adressée à un ami qu'il est entré en Islam depuis plusieurs années. Par ses interventions, ses relations avec les ministères, il obtient des autorités coloniales que Bou-Saâda soit déclaré territoire civil et non plus militaire.
Il participe à l'exposition universelle de Bruxelles en 1908, puis à l'exposition universelle d'Amsterdam en 1910. En 1913, il dévoile à ses amis le choix de son nouveau patronyme musulman : Nasr-Eddine. Il participe à l'exposition universelle de Gand. Son père meurt en 1914.
Durant la Première Guerre mondiale, la famille Dinet transforme le château familial d'Héricy en hôpital pour accueillir les blessés de guerre. Il s'inquiète du moral des troupes musulmanes et esquisse des projets de stèles mortuaires pour les combattants musulmans tombés au combat. Après l'armistice de 1918, et sur intervention auprès du ministère des Armées afin de rendre hommage aux bataillons algériens, Dinet, en collaboration avec son ami Sliman ben Ibrahim, écrit et illustre La Vie de Mohammed, prophète d'Allah publié par Piazza ; les enluminures, remarquables, sont de Mohammed Racim.

Via @Michel Rouge

www.facebook.com/lamaisonsoufie/photos/a.3449...